NOS SPECTACLES

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Albertine Disparue

Albertine disparue est une création collective dirigée par Baptiste Dezerces autour de À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

 

Le spectacle retrace la séparation du narrateur avec l’amour de sa vie, Albertine. Séparation définitive, puisqu’Albertine décède accidentellement peu de temps après.

 

Afin d’étudier les mécanismes progressifs du deuil et de l’oubli réparateur, le narrateur se remémore sa vie amoureuse, et observe celle de ses proches.  En enquêtant sur la vie passée d’Albertine, il se surprend, avec le temps, à en devenir indifférent. Ce sont ces étapes de l’oubli qui sont au cœur d’Albertine Disparue. 

 

À trois comédiens et une comédienne, nous voulons transmettre la pensée de Proust sur le deuil, qu’il soit amoureux ou réel. Pourquoi est-il si difficile, et à la fois si important, d’oublier ? Mais oublie-t-on réellement un être que l’on a aimé ? En mettant en parallèle la rupture amoureux et le deuil, Proust analyse comment chacun de nous peut se relever d’une épreuve difficile… avec l’aide du Temps. Cette consolation, Proust nous l’offre. À nous de nous en emparer.

 

L’œuvre gigantesque de Marcel Proust nous oblige à faire un choix : nous avons retrouvé dans l’œuvre les situations les plus théâtrale, les plus extraordinaires, et nous utilisons exclusivement des dialogues pour rendre compte de l’intériorité fulgurante du narrateur. Pour cela, s’éloigner de la prose de Marcel Proust, toute littéraire, nous est nécessaire. Le texte de Proust nous sert de guide, de point de départ. Nous ne modifions pas le cœur des situations proposés, mais nous le reprenons à notre compte, aujourd’hui. Le « dramaturge » Proust donc, sans le « romancier » Proust. 

 

Nous effectuons donc un travail d’improvisation à partir de situations collectées dans À la Recherche du temps perdu. D’après les situations proposées par Marcel Proust, nous créons une pièce contemporaine. Enfin, pour accentuer la relation entre Albertine, morte et toujours désiré, et le narrateur, il nous est paru nécessaire d’intégrer à notre spectacle une scène du film Sueurs Froides, d’Hitchcock.

 

Proust, sans « voix off », avec des dialogues contemporains et un extrait de film, dans le monde qui est le nôtre. L’histoire d’un deuil en 2017, dont la base a été imaginé par Marcel Proust il y a cent ans. Improvisations, actualisation et Alfred Hitchcock : Voici notre version de ce deuil tourmenté décrit par Marcel Proust

Une proposition

 « Une proposition » est une adaptation théâtrale d’un film de Joseph Mankiewicz de 1972 intitulé « Sleuth » (Le Limier), ainsi que de son remake de 2007 réalisé par Kenneth Branagh. Ces deux films ont eu de prestigieux scénaristes : pour le film original Anthony Shaffer adapte sa propre pièce de théâtre. Puis, pour le remake c’est le dramaturge britannique Harold Pinter qui joue de sa plume acerbe pour s’approprier le scénario.

Mathias Dezerces, auteur de romans policiers, invite Milo Rambert qu’il sait être l’amant de sa femme. Il lui propose de simuler un cambriolage chez lui : Milo repart avec des bijoux, lui touche l'argent de l'assurance. Milo accepte...

 

 

Une confrontation entre deux hommes que tout oppose : voici ce que proposent les scénarios à notre disposition. D’abord une confrontation sociale : acteur fauché et arriviste contre un romancier à succès élevé dans une supériorité de classe assez nauséabonde.

Ensuite, une confrontation amoureuse, avec cette femme absente, qui semble l’objet premier de leur lutte.

Enfin, une confrontation sexuelle, qui dépasse la rivalité amoureuse pour venir s’insinuer dans leur fascination mutuelle : ces deux hommes si habiles à se manipuler l’un l’autre, en éprouveraient-ils du plaisir ?

Simon Rembado et Baptiste Dezerces en répétition

 

Du théâtre à domicile

L’originalité de « Une proposition » réside également dans la volonté que nous avons de proposer ce spectacle chez les particuliers. Nous avons joué ce spectacle en maison et appartement dans toute la France. Cette adaptation au lieu véritable d’un habitant inscrit dans le réel nos personnages : le lieu quotidien devient grâce à notre travail l’endroit du théâtre.

Et en même temps, la scène se situe chez Mathias Dezerces, qui invite Milo chez lui pour s’expliquer. Quelle meilleur scénographie qu’un véritable appartement pour jouer ce drame intime ? Les accessoires indispensables au spectacle peuvent donc se fondre avec la décoration du domicile, l’action dramatique se mêle ainsi au plus proche du réel. La proximité des spectateurs dans ce genre de dispositif est très appréciable : le spectacle étant inspiré de deux films, le spectateur peut avoir l’impression de plonger dans la pellicule, et de se retrouver impliqué comme jamais il ne le serait dans une salle de théâtre.
 

Les femmes de Barbe-Bleue

Nous sept, femmes metteure en scène, dramaturge et comédiennes, dans nos corps, dans nos vies de femmes, nous avons toutes déjà expérimenté la privation de liberté - qu’elle soit provoquée par l’extérieur (le compagnon, la famille, la Société) ou par notre propre esprit. Et nous avons toutes expérimenté la joie furieuse de s’en affranchir par notre curiosité à ouvrir les portes des cabinets interdits, à rechercher dans la vie toujours plus, à transformer en forces positives les forces noires, à vivre en femmes sauvages et puissantes.
Les femmes de Barbe Bleue c’est une écriture collective à partir d’improvisations sur la vie de chacune des femmes assassinées par le monstre, et tous les désirs qu’il lui reste.

Une création collective de JUSTE AVANT LA COMPAGNIE
Le texte est édité à la Librairie Théâtrale

Durée : 1h10
Idée originale et mise en scène : Lisa Guez
Dramaturgie et mise en forme de l'écriture : Valentine Krasnochok

Avec :
Valentine Bellone
Camille Duquesne
Anne Knosp
Nelly Latour
Jordane Soudre

Macbeth

Six acteurs et un musicien sont assis près des spectateurs. Ils sont jeunes. A eux seuls, ils vont jouer la pièce. Nous jouerons ce texte en quadrifrontal. Les spectateurs seront assis tout autour de la scène et, immergés dans ce récit du passé conté au présent, ils seront sans cesse pris à témoins et à parti. Macbeth, encerclé par les regards des acteurs et des spectateurs, tel « un ours qui a la meute à combattre » n’aura pas d’échappatoire possible...

 

Si le décor et les costumes ont changé, le pouvoir, l'ambition et la question des moyens employés pour gravir les échelons sociaux sont plus que jamais au cœur de nos obsessions inconscientes... Aujourd'hui, Macbeth est un jeune loup un peu énervé, un peu impatient, à qui on a dit qu’il pouvait être le chef. Il y pensait à peine. On le lui a répété. Il y a cru. Il nous fait penser à cet archétype féroce de la jeunesse doré. Un Patrick Bateman (American Psycho) ou un Loup de Wall street. Dans le monde de Macbeth, il faut écraser - et écraser vite - pour ne pas être écrasé.

Macbeth est victime d'une ambition trop grande pour lui, de son indécision et de sa précipitation dans le crime. Il est à la fois enthousiaste, plein de feu, et fragile, indécis. En racontant l'histoire de Macbeth nous tentons d'utiliser nos expériences comme des outils d’interprétation.

Il y a dans le rythme imposé par Shakespeare, l’urgence permanente d’agir, d’agir vite, de réagir, rythme que Macbeth ne parvient pas à suivre harmonieusement. Pas de temps. Pas de répit. Et pour ne pas perdre une seconde, il nous faut des principes scéniques simples : un seul élément scénographique massif, une baignoire montée sur des roulettes, lieu de débauche, table de banquet, bunker, les signes changent de fonction selon les exigences de la scène. Le spectacle sera donc un tourbillon d’apparitions colorées et de violence dont Macbeth sera le centre.

 

Richard III

Au lendemain de La Guerre des Deux Roses qui a déchiré l’Angleterre, Richard, frère du roi Edouard IV, utilise les derniers relents de haines entre les grandes familles du royaume pour s’emparer du pouvoir. Richard, au corps atrophié, mais à l’esprit virtuose, jouera de mille stratagèmes pour arriver à ses fins…

 

Richard III, pièce de jeunesse de Shakespeare, opère la radiographie sévère d’une classe dominante ravagée par la guerre civile et corrompue par le désir de domination. Au cœur de « ce monde noir », le texte, qui met à jour les logiques de l’ascension par la violence, convoque notre imaginaire contemporain et entre en écho avec l’esthétique de Martin Scorsese (Gangs of New York) ou Stanley Kubrick (Orange Mécanique).

 

Richard, soleil noir de ce monde détruit, apparaît à la fois comme le catalyseur des vices de son époque et comme l’étrange émanation d’une pure lumière du mal. Personnage déroutant et insaisissable pour le spectateur, Richard est un artiste de la noirceur qui agit sans autre motivation que celle de « haïr les paresseux plaisirs de notre époque », faisant alors du crime un passe temps excitant, une addiction raffinée. Nous sommes ainsi invités, dès les premiers mots, à partager cette jouissance de la violence et de la pure destruction. Et tant pis pour l'humanité.

 

"I wanna see the sun blotted out from the sky"

 

Mise en scène: Baptiste DEZERCES

Costumes : Valentine KRASNOCHOK

Collaboration artistique : Lisa GUEZ

 

AVEC

VALENTINE BELLONE, YOHANN BOURGEOIS, BAPTISTE DEZERCES, ARTHUR GUILLOT, VALENTINE KRASNOCHOK, NELLY LATOUR,

SIMON REMBADO, MILENE TOURNIER.

La nuit juste avant les forêts

Un homme seul, sous un lampadaire, trempé par la pluie, nous accoste. C’est la nuit. Nous pourrions être n’importe où. Une périphérie urbaine. Un lieu en friche comme souvent chez Koltés. Il n’a pas l’air bien solide, ni bien vieux. Quelque chose dans son corps, dans sa voix, est cassé. On l’écoute. Sa parole est tendue, désirante, violente. Il s’accroche à nous. Il raconte, en vrac, il raconte, jusqu’au bout de son souffle. Peut-être que nous sommes les derniers êtres auxquels il parle. Peut-être qu’après, lorsqu’on le laissera là, il n’y aura plus rien que les profondes forêts du Nicaragua « où rien n’ose bouger à cause des mitraillettes... »

Ce spectacle est la reprise d’un projet de jeunesse pour Baptiste Dezerces et Lisa Guez. Alors qu’ils n’ont que 17 et 20 ans, en 2009, les deux futurs fondateurs de Juste avant la compagnie montent une première fois ce texte, répétant dans des lieux toujours plus improbables qui nourrissent leur imaginaire de la pièce : Chapelles en travaux, parking souterrains, locaux abandonnés, impasses désertes. Un spectacle naît de cette recherche, joué dans de petits théâtres et sur des scènes universitaires.

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