Beaucoup de verre, un peu d'acier
Beaucoup de verre, un peu d'acier
JUSTE AVANT LA COMPAGNIE
JUSTE AVANT LA COMPAGNIE

Actuellement

Une proposition

 « Une proposition » est une adaptation théâtrale d’un film de Joseph Mankiewicz de 1972 intitulé « Sleuth » (Le Limier), ainsi que de son remake de 2007 réalisé par Kenneth Brannagh. Ces deux films ont eu de prestigieux scénaristes : pour le film original Anthony Shaffer (scénariste de Frenzy d’Hitchcock et du Crime de l’Orient Express de Sydney Lumet) adapte sa pièce de théâtre. Puis, pour le remake c’est le dramaturge britannique Harold Pinter qui joue de sa plume acerbe pour s’approprier le scénario.

Mathias D., auteur de romans policiers, invite le jeune Milo Tindle qu'il sait être l'amant de sa femme Marguerite. Connaissant le train de vie que souhaite sa femme, et désirant divorcer d'elle sans la voir revenir, il propose à Milo de réaliser une arnaque à l'assurance pour qu'il dispose de fonds suffisant pour retenir Marguerite. Andrew propose à Milo de simuler un cambriolage chez lui : Milo repart avec des bijoux, lui touche l'argent de l'assurance. Ce dernier accepte…

 

 

Une confrontation entre deux hommes que tout oppose : voici ce que propose les scénarios à notre disposition. D’abord une confrontation sociale : coiffeur ou acteur fauché et arriviste contre un romancier policier à succès élevé dans une supériorité de classe assez nauséabonde. Ensuite, une confrontation amoureuse, avec cette femme, absente, qui semble l’objet premier de leur lutte. Enfin, une confrontation sexuelle, qui dépasse la rivalité amoureuse pour venir    s’insinuer dans leur fascination mutuelle : ces deux hommes, si habiles à se manipuler l’un l’autre, en éprouveraient-ils du plaisir ?

Les femmes de Barbe Bleue

 

Mise en scène : Lisa Guez
Dramaturgie : Valentine krasnochok
Avec : Anne Knosp, Valentine Bellone, Nelly Latour, Jordane Soudre et Camille Duquesne

 

 

On imagine ces femmes assassinées, leurs vies, comment elles sont mortes, ce que leurs âmes se racontent derrière la porte du cabinet.

On imagine des versions alternatives au conte, ou plutôt on explore son actualité, ses non dits, ses possibles...

On parle surtout de désirs. Ceux pas vécus, ceux qui restent à vivre. Désirs sexuels, culinaires, idéalistes, désirs de vengeance, de violence, de liberté.

 

MACBETH

 

Texte : William Shakespeare.

Traduction : André Markowicz.

Adaptation et mise en Scène : Lisa Guez.

Lumières : Xavier Duthu.

Construction : Olivier Grieu.

Costumes : Benjamin Moreau.

Chorégraphie : Cyril Viallon.

Musique : Ilies Mahboub.
Son : Valentin Chausson

Avec Ulysse Bosshard, Baptiste Dezerces, Arthur Guillot, Iannis Haillet, Valentine Krasnochok, Ilies Mahboub, Mathilde Panis.

 

DURÉE DU SPECTACLE : 1 H 55 

 

Nous croyons que nous n’avons plus l’âme féroce, que nous vivons en temps de paix, que notre société est non violente.

Nous croyons que nous sommes raisonnables, que nous sommes amicaux, cordiaux - même évolués moralement.

Nous croyons que notre monde est rationnel, sans forces, sans dieux, sans esprits malins, sans fantômes... Et que si le sommeil ne vient pas il suffit de prendre des pilules.

Pourtant, quelque chose aujourd’hui nous murmure que peut-être, à y regarder de plus près, nous avons bien peu progressé. En soulevant quelques voiles, nous voyons que notre monde n’est que domination, violences, qu’il est peuplé d’esprits malins déchaînés et de cauchemars infinis.

Macbeth. Non comme une fable de la nuit des temps mais comme l’œuvre révélatrice de notre férocité toute quotidienne. 

 

Tous nos spectacles 

Les Reines

Avec Fernanda Barth, Camille Duquesne, Anne Knosp, Valentine Bellone, Nelly Latour, Jordane Soudre

Costumes et scénographie : Elsa de Merteuil

Lumières : Paulo Charlot

Mise en scène: Lisa Guez

Six magnifiques comédiennes seront assises parmi vous, à portée de main. Elles viendront d'un autre univers, vous emporteront dans leur poésie, se haïront, se déchireront, vous feront rire aux larmes, juste là, devant vous.

Dans un vieil entrepôt, Shakespeare a oublié six de ses personnages féminins : Marguerite, l'experte en malédiction, La reine Elizabeth, parvenue tyrannique, Anne Warwick, l'ado machiavélique, Isabelle Warwick, sa soeur, langue de vipère névrosée, La Duchesse d'York, vieille peau mégalomaniaque, Anne Dexter, le bouc émissaire estropié....Six Reines potentielles, épouses de rois assassinés, mères de rois meurtriers, soeurs de rois gâteux. 

 

 

Elles sont enfermées dans une tour. Elles attendent. Quoi? Qu’il se passe quelque chose, que vienne l'heure... de leur règne.
Depuis combien de temps sont-elles là? Une minute, une heure, un siècle?
Au dehors, une tempête de neige menace de tout emporter. Le monde est sur le point de disparaître et les reines se déchirent dans d'éternelles querelles, complots et jalousies...

Sont-elles réelles? Sont-elles un songe? Elles emploient un langage poétique et taillé en pointe, mais leur présence et leur passion sont incandescentes. C'est cette rage et cette férocité brûlant en chacune d'elle qui les empêchent de tomber dans l'oubli. 

 

 

Beaucoup de verre, un peu d’acier

 

Beaucoup de verre, un peu d'acier est une création collective autour d’une fiction originale de Baptiste Dezerces. Une variation autour de la figure de John Lennon, et de la place de l'artiste dans le monde, par extension....

 

La pièce retrace une journée fictive de la vie de Lennon, confiné dans sa chambre à Los Angeles en 1974, et confronté à une crise artistique profonde. Six de ses proches, six visiteurs indésirables vont tenter de le sortir de sa torpeur. Mais ces derniers vont se retrouver très vite face à leurs propres névroses et à leurs propres doutes, face à la claustration et au mutisme du chanteur.

 

Le texte est composé de sept séquences, sept confrontations pour sept acteurs. Pour incarner l’entourage cosmopolite de John Lennon, les acteurs de Juste Avant la Compagnie : un collectif aux âges et aux registres très différents, comme autant de facettes de vies professionnelles et personnelles d'artistes. Pour interroger cette icône que représente Lennon dans l'inconscient collectif, nous faisons le choix de brouiller les repères esthétiques et d'inventer avec chacun un interlocuteur/Lennon rêvé.

Chaque personnage arrive chez Lennon avec intention : le réveiller, le faire changer, le faire composer, ou au contraire l’emmener ailleurs, le sauver... Dans tous les cas : le transformer.

Mais face à la figure silencieuse et énigmatique d'un John Lennon, ces personnages – actifs en apparence - plongent très vite à leur insu dans la révélation d’eux-même. L'icône Lennon, comme tout mythe que l'on interroge, renvoyant chacun à sa propre image. 

RICHARD III

MISE EN SCENE : BAPTISTE DEZERCES

TRADUCTION ET ADAPTATION : CLÉMENT CAMAR-MERCIER

COLLABORATION ARTISTIQUE : LISA GUEZ 

 

AVEC : VALENTINE BELLONE, YOHANN BOURGEOIS, BAPTISTE DEZERCES, ARTHUR GUILLOT, VALENTINE KRASNOCHOK, NELLY LATOUR,SIMON REMBADO, MILENE TOURNIER

 

Au lendemain d’une guerre civile qui a déchiré l’Angleterre, Richard, frère du roi Edouard IV, utilise les derniers relents de haines entre les grandes familles du royaume pour s’emparer du pouvoir. Richard, au corps atrophié, mais à l’esprit d’une virtuosité démoniaque jouera de mille stratagèmes pour arriver à ses fins...

Se confronter à Richard III aujourd’hui, c’est prendre à bras le corps les différentes facettes de cette tragédie, en espérant pouvoir découvrir des passerelles entre une des premières grandes pièces historiques de Shakespeare et notre société actuelle. Si cette pièce nous offre le spectacle de l’irrésistible ascension d’un homme politique dénué de scrupule, elle déploie également la tragédie d’un homme brisé, honni, qui va utiliser sa rancœur comme une arme. 

 

Représentations : 

  • 29 août 2013: première présentation ouverte au public à la salle municipale de Moulon (33),

  • 12, 13 et 14 septembre 2013 représentation en plein air au square Sarret de Grozon
    à Arbois (39).

  • Du 26 au 29 septembre 2013 à L’Ecole Normale Supérieure 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

  • du 6 au 9 novembre 2013 au Théâtre du Seuil, dans la chapelle Saint Julien à Chartres (28).           

    • CCA la Madeleine, Lille (2014) 

 

 

 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS/ BERNARD MARIE KOLTES 

Une production JUSTE AVANT LA COMPAGNIE

Lisa GUEZ Baptiste DEZERCES

 

Un homme seul, sous un lampadaire, trempé par la pluie, nous accoste. C’est la nuit. Nous pourrions être n’importe où. Une périphérie urbaine. Un lieu en friche comme souvent chez Koltés. Il n’a pas l’air bien solide, ni bien vieux. Quelque chose dans son corps, dans sa voix, est cassé. On l’écoute. Sa parole est tendue, désirante, violente. Il s’accroche à nous. On a peur. Il raconte, en vrac, il raconte, jusqu’au bout de son énergie, de son souffle. Peut-être que nous sommes les derniers humains auxquels il parle. Peut- être qu’après, lorsqu’on le laissera là, il n’y aura plus rien que les profondes forêts du Nicaragua « où rien n’ose bouger à cause des mitraillettes... »

Ce spectacle est la reprise d’un projet de jeunesse pour Baptiste Dezerces et Lisa Guez. Alors qu’ils n’ont que 17 et 20 ans, en 2009, les deux futurs fondateurs de Juste avant la compagnie montent une première fois ce texte, répétant dans des lieux toujours plus improbables qui nourrissent leur imaginaire de la pièce : Chapelles en travaux, parking souterrains, locaux abandonnés, impasses désertes. Un spectacle naît de cette recherche, joué dans de petits théâtres et sur des scènes universitaires. 

La Nuit Juste avant les Forêts est sans doute la pièce qui pousse à son extrême le style singulier de Koltès, celle où, avec le plus de force, cette poésie sombre des rues au rythme déséquilibré jaillit frontalement. Pourtant c'est aussi l'une des moins souvent montée. Le personnage est une tension qui n'aboutit pas, une tension vers l'horizon silencieux d'un regard. Peut-être celui du spectateur. Peut-être celui de la figure désincarnée d'un autre imaginaire.

Jouer sur la frontière entre la désincarnation et l'incarnation de l'adresse en prenant pour appui chaque spectateur comme possibilité d'un autre, telle est notre solution pour créer, à partir de l'assemblée spectatrice, l'intimité d'une rencontre.
Nous centrons ainsi la majorité de notre travail sur le texte et le jeu du comédien, en essayant de jouer cette situation impossible écrite par Koltés. Loin de montrer un homme au bout de ses forces physique, anéanti et dénervé, nous travaillons sur le surplus énergie, sur la tension nerveuse. La nuit juste avant les forêts est peut-être un chant du cygne, mais pour nous, ce chant doit être puissant, déchirant, terrifiant. Le désir qui nait entre le personnage est le spectateur ne peut être réel que s’il est mêle la tendresse à l’inquiétude, l’amour à la violence.

Ce spectacle a été joué :

  • Octobre 2011 : théâtre du Seuil à Chartes

  • 16 et 17 janvier 2011: Salle d’expression artistique à l’ENS, 45 rue d’Ulm, 75005

  • 9 décembre 2010 12h30: Festival Nanterre sur scène, Bat L, espace Reverdy

  • 29 juin 2010: Salle d’expression artistique à l’Ecole Normale Supérieure, 

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