JUSTE AVANT LA COMPAGNIE

Théâtre

Juste avant la compagnie est née en 2009 autour d’une rencontre artistique forte entre Lisa Guez, metteure-en-scène, et Baptiste Dezerces, comédien.

 

 

Avec désormais 7 spectacles et une douzaine de comédiens et comédiennes réguliers, Juste avant la compagnie s’attache à une confiance metteur-en-scène/comédien solide et à une vision théâtrale commune qui repose sur une grande rigueur dans la teneur dramaturgique, mais aussi dans l’analyse sans complaisance de la société dans laquelle nous vivons.

 

Lisa Guez (ancienne étudiante de l’Ecole Normale Supérieure) et Baptiste Dezerces (diplômé de l’EPSAD - Ecole du Nord, direction S. Seide puis C. Rauck) se portent garant de cette responsabilité de libération imaginaire et intellectuelle qu’offre le plateau. Rechercher dans le lointain ce qui nous est proche, décaler les textes, rendre conflictuel ce qui pourrait nous endormir, révéler notre part commune de folie, d’empathie ou de lâcheté, et par un éclat de rire et de fureur libérer joyeusement nos imaginaires, voilà ce que proposent les spectacles de Juste avant la Compagnie

 

réservations:

https://www.billetreduc.com/218495/evt.htm

 

Les Femmes de Barbe-Bleue 
du 3 au 21 octobre 2018
du mercredi au samedi à 19h30 et le dimanche à 18h
Écriture collective de plateau librement inspirée du conte 
La Barbe-Bleue, de Charles Perrault
  
Mise en scène Lisa Guez
Dramaturgie Valentine Krasnochok
Assistanat à l'écriture et à la mise en scène 
Sarah Doukhan
Lumières Lila Meynard
 
Avec Valentine Bellone, Anne Knosp, Valentine 
Krasnochok, Nelly Latour et Jordane Soudre
 
 
Production et diffusion Clara Normand
Texte édité à La Librairie Théâtrale
 
 
 
Les Femmes de Barbe-Bleue est une création collective de six auteures, inspirées par le conte de Charles Perrault. Juste avant la Compagnie explore dans la matière organique du conte ses mystères et ses âmes obscures auxquels mots et corps tentent d'apporter une réponse.

Cette quête déploie les imaginaires, les fragilités de femmes singulières et questionne leur conditionnement, l'emprise de leur amour. Avec Les Femmes de Barbe-Bleue, Lisa Guez met en lumière l'éblouissement de nos désirs, et les rapports de domination qui nous habitent.

Vous trouverez le dossier du spectacle en pièce jointe ainsi qu’un entretien avec la metteure en scène Lisa Guez et également une récente critique du spectacle ici
 

ᚚ ALBERTINE DISPARUE ᚚ
Du 22 au 30 avril
Dimanche à 20H30, le lundi à 21H15

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Un jeune homme perd son amour : Albertine.
Mais si elle a disparue, elle n'en est que plus mystérieuse. Alors il enquête.
Où était-elle ? Que faisait-elle ? Quand, et avec qui ? Était-elle comme Rachel, la compagne de son ami Saint-Loup ?
Et lui, agissait-il avec Albertine comme cet étrange Charlus agit désormais avec lui ?


D'après À la recherche du temps perdu de Marcel Proust
Création collective
Mise en scène : Baptiste Dezerces
Avec : Valentine Bellone, Baptiste Dezerces, Antoine Prud'homme et Simon Rembado

JUSTE AVANT LA COMPAGNIE
Avec la participation des Chantiers de Créations et Mains d'Œuvres

Durée : 1H30

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En ligne : billeterie à venir
Par téléphone : 01 48 06 72 34
Par mail : reservations@theatredebelleville.com

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Théâtre de Belleville
94, rue du Faubourg du Temple, Paris XIe
Twitter : @belleville_TDB
Instagram : @theatrebelleville

 

 

 

Albertine disparue est une création collective dirigée par Baptiste Dezerces autour de À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

 

Le spectacle retrace la séparation du narrateur avec l’amour de sa vie, Albertine. Séparation définitive, puisqu’Albertine décède accidentellement peu de temps après.

 

Afin d’étudier les mécanismes progressifs du deuil et de l’oubli réparateur, le narrateur se remémore sa vie amoureuse, et observe celle de ses proches.  En enquêtant sur la vie passée d’Albertine, il se surprend, avec le temps, à en devenir indifférent. Ce sont ces étapes de l’oubli qui sont au cœur d’Albertine Disparue.  

 

À trois comédiens et une comédienne, nous voulons transmettre la pensée de Proust sur le deuil, qu’il soit amoureux ou réel. Pourquoi est-il si difficile, et à la fois si important, d’oublier ? Mais oublie-t-on réellement un être que l’on a aimé ? En mettant en parallèle la rupture amoureux et le deuil, Proust analyse comment chacun de nous peut se relever d’une épreuve difficile… avec l’aide du Temps. Cette consolation, Proust nous l’offre. À nous de nous en emparer.

 

L’œuvre gigantesque de Marcel Proust nous oblige à faire un choix : nous avons retrouvé dans l’œuvre les situations les plus théâtrale, les plus extraordinaires, et nous utilisons exclusivement des dialogues pour rendre compte de l’intériorité fulgurante du narrateur. Pour cela, s’éloigner de la prose de Marcel Proust, toute littéraire, nous est nécessaire. Le texte de Proust nous sert de guide, de point de départ. Nous ne modifions pas le cœur des situations proposés, mais nous le reprenons à notre compte, aujourd’hui. Le « dramaturge » Proust donc, sans le « romancier » Proust.  

 

Nous effectuons donc un travail d’improvisation à partir de situations collectées dans À la Recherche du temps perdu. D’après les situations proposées par Marcel Proust, nous créons une pièce contemporaine. Enfin, pour accentuer la relation entre Albertine, morte et toujours désiré, et le narrateur, il nous est paru nécessaire d’intégrer à notre spectacle une scène du film Sueurs Froides, d’Hitchcock.

 

Proust, sans « voix off », avec des dialogues contemporains et un extrait de film, dans le monde qui est le nôtre. L’histoire d’un deuil en 2017, dont la base a été imaginé par Marcel Proust il y a cent ans. Improvisations, actualisation et Alfred Hitchcock : Voici notre version de ce deuil tourmenté décrit par Marcel Proust

 Une proposition est une adaptation théâtrale d’un film de Joseph Mankiewicz de 1972 intitulé « Sleuth » (Le Limier), ainsi que de son remake de 2007 réalisé par Kenneth Branagh. Ces deux films ont eu de prestigieux scénaristes : pour le film original Anthony Shaffer adapte sa propre pièce de théâtre. Puis, pour le remake c’est le dramaturge britannique Harold Pinter qui joue de sa plume acerbe pour s’approprier le scénario.

Mathias Dezerces, auteur de romans policiers, invite Milo Rambert qu’il sait être l’amant de sa femme. Il lui propose de simuler un cambriolage chez lui : Milo repart avec des bijoux, lui touche l'argent de l'assurance. Milo accepte...

 

Une confrontation entre deux hommes que tout oppose : voici ce que proposent les scénarios à notre disposition. D’abord une confrontation sociale : acteur fauché et arriviste contre un romancier à succès élevé dans une supériorité de classe assez nauséabonde.

Ensuite, une confrontation amoureuse, avec cette femme absente, qui semble l’objet premier de leur lutte.

Enfin, une confrontation sexuelle, qui dépasse la rivalité amoureuse pour venir s’insinuer dans leur fascination mutuelle : ces deux hommes si habiles à se manipuler l’un l’autre, en éprouveraient-ils du plaisir ?

 

Du théâtre à domicile :

 

L’originalité de « Une proposition » réside également dans la volonté que nous avons de proposer ce spectacle chez les particuliers. Nous avons expérimenté ce dispositif en maison à Gentilly, en appartement à Bruxelles, et dans diverses maisons à Chartres et Villiers-sous-Grès, ainsi que dans un appartement dans le quartier de Belleville à Paris. Cette adaptation au lieu véritable d’un habitant inscrit dans le réel nos personnages : le lieu quotidien devient grâce à notre travail l’endroit du théâtre.

 

 

Et en même temps, la scène se situe chez Mathias Dezerces, qui invite Milo chez lui pour s’expliquer. Quelle meilleur scénographie qu’un véritable appartement pour jouer ce drame intime ? Les accessoires indispensables au spectacle peuvent donc se fondre avec la décoration du domicile, l’action dramatique se mêle ainsi au plus proche du réel. La proximité des spectateurs dans ce genre de dispositif est très appréciable : le spectacle étant inspiré de deux films, le spectateur peut avoir l’impression de plonger dans la pellicule, et de se retrouver impliqué comme jamais il ne le serait dans une salle de théâtre.

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